Le petit José s'éveilla. Comme tous les matins, il devait se lever tôt, s'habiller promptement , avaler un peu d'eau et une galette sèche et se mettre au travail. Son père , sorti avant l'aube, lui avait rapporté son ouvrage de la journée. La veille l'enfant avait dû recoudre de vieilles paires de chaussures et plusieurs fois il avait senti l'aiguille lui transpercer les mains. Aujourd'hui il découvrait sur la table un amas de balles de base-ball qu'il fallait recouvrir et qui servirait à de futurs champions.
Comme chaque jour:L'enfant s'assit et se mit au travail vêtu d'un chemiselle blanchâtre et d'un pantalon de toile rapiécé, il grimpa sur le vieux tabouret, s'approcha de la table bancale au dessus de laquelle pendaient les fils qui lui serviraient à coudre et à recoudre... chaque fois il les retrouvait avec le même ennui. Et il savait qu' il ne pourrait manger quoi que ce soit avant d'avoir terminé. Son esprit vagabondait pendant que ses petits doigts agiles travaillaient ferme. Deux, cinq, dix balles.. Les heures passaient et l'enfant sentait la fatigue s'emparer de son corps. Ce jour-là était comme tous les autres... Et pourtant...On était le Vendredi 13 , vendredi 13, 13 heures 13 José n'était pas superstitieux, mais il sentait que la journée serait interminable. Le tas de balles à recouvrir semblait ne pas diminuer... Pourquoi une telle vie? Il aurait bien aimé être dehors dans les rues et les ruelles et courir . Mais son père l'emprisonnait quotidiennement en lui donnant un labeur toujours plus long, plus difficile, plus déprimant... Et l'imagination du petit se mit en marche... Il s'envolait vers des pays plus doux où il pourrait jouer, jouer avec ces balles qui devaient servir à d'autres enfants, d'autres enfants qui pouvaient jouer, jouer à devenir champions... Et peu à peu le sommeil s'empara de José et le transporta sur un terrain de base-ball où il accomplissait des prodiges... Ses copains l'acclamaient : il était le roi. Peu à peu son corps s'affaissa, son buste se coucha sur la table, ses traits se détendirent: et les balles devinrent l'oreiller sur lequel reposait son visage enfantin. Vendredi 13 , 13 heures 45: il dormait profondément.
Consigne: En quatre à cinq lignes, décrire le lieu de travail de l'enfant et un rapide portrait de l'enfant
critères d'évaluation:
- respect des données de l'image 3
- cohérence du récit (cadre spatio-temporel et progression jusqu'au sommeil) 4
- respect des consignes supplémentaires d'écriture (ajout de 5 lignes, suppression, déplacement, ajout d'expression) 4
- cohérence du système temps choisi 1
- expression (orthographe, conjugaison, vocabulaire, syntaxe) 6
- pertinence, intérêt de la production écrite 2
