Récit 1 

En 20 lignes, imaginez ce qui s'est passé avant...

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Déplacement de 4 mots.

Ajout obligatoire

C'était au lever du soleil, un matin comme les autres, dans la chaleur de l'été, . Yin soulevait la paupière et espérait pouvoir la refermer. Mais sa mère était là, qui veillait sur le premier rayon de l'astre du jour ; elle surgissait alors dans la petite pièce où Yin et ses frères s'entassaient, les uns à côté des autres, les uns sur les autres, sous les mouches vrombissantes. Elle criait. Les frères de Yin, qui n'avaient pas encore à se lever, frémissaient, gémissaient et s'étiraient. Leurs petits poings frottant leurs yeux tout bouffis de sommeil, ils baillaient et se roulaient en boule pour retomber dans les bras du sommeil, faisant semblant d'être sourds aux braillements de la mère. Elle criait encore, toujours, parce qu'il fallait ramener quelques sous à la maison. Le père avait déjà bu l'argent de la veille et la mère ne savait pas comment elle allait nourrir la famille, du grand-père aveugle au petit dernier qui beuglait dans ses bras.

Yin n'avait pas le choix. Il était en âge d'aller "sous la tôle", comme le disaient tous les petits travailleurs du bidon ville, pour évoquer l'usine où ils cousaient, avec leurs mains coupées, calleuses, déchirées, de belles balles de base-ball bien douces, du matin au soir,étouffés par la chaleur des lieux, écrasés par le rythme de leur travail jusqu'à ce que, à bout de forces, ils s'endorment sur leur tâche.  Alors Yin se levait, dans le hurlement de sa mère, buvait un verre d'eau tiède, engloutissait un quignon de pain, se glissait dans une chemise trop grande de son aîné, enfilait son pantalon et laçait avec un soin religieux les seules choses auxquelles il tenait : ses baskets blanches, bordées de noir, à la bonne odeur de cuir, à la souplesse presque tendre. Et il courait, courait pour être à la porte de "la tôle" au moment où retentirait l'implacable sonnerie signalant le début d'un jour harassant.

Ce jour-là, Yin n'espérait qu'une chose : ne pas s'endormir, comme la veille, cet horrible vendredi 13, jour d'autant plus marqué par le sort que le sommeil l'avait emporté sur lui à 13 heures 13, heure à laquelle car le contre-maître avait la main lourde la lourde main du contre-maître s'était abattue sur luiCe fut la sinistre pendule de l'usine, sur laquelle s'ouvrirent ses yeux, qui lui avait révélé sa douleur et son ironique malheur. Et la joue lui cuisait encore du coup qu'il avait reçu. Il avait accepté son sort d'esclave au travail, mais il ne supportait pas qu'on le frappe, comme une bête, pour qu'il avance plus vite.

 Essaie  de préciser la réaction des autres enfants de la famille au lever.

Critères d'évaluation pour une classe de troisième :

- respect de la situation imposée par l'image et la dernière consigne : enfant comme personnage principal, misère sociale, travail à la chaîne / vendredi 13 13 heures 13

- narration à la première ou troisième personne avec une utilisation judicieuse des temps verbaux (temps du récit / temps du discours)

bonification lorsqu'il y a insertion de description et / ou de dialogue

- Utilisation des procédés de style pour animer le texte notamment les figures de style et la ponctuation

- effet du discours : émouvoir et faire réfléchir

- langue : syntaxe et orthographe

 

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